Un investissement pour la vie: Une bonne sécurité des assemblages vissés peut diviser les coûts par 1000

Même si des solutions moins chères existent, la bonne solution d’assemblages vissés vous rapportera beaucoup plus sur le long terme. Nous allons voir ici l’importance des coûts du cycle de vie (CCV) dans le boulonnage.

Un investissement pour la vie: Une bonne sécurité des assemblages vissés peut diviser les coûts par 1000

C‘est un dilemme auquel de nombreux ingénieurs ou chefs de projet ont été confrontés : choisir la solution la moins chère à court terme et s’occuper plus tard des conséquences des pannes de machines ou investir davantage dès le départ dans des composants de qualité mais attendre des années avant de constater un retour sur investissement en terme de coût de propriété. De plus en plus, les entreprises comprennent les avantages de cette dernière approche, un concept connu sous le nom de coût du cycle de vie (CCV), défini comme le coût total, de l’acquisition à la destruction, du fonctionnement d’une machine ou d’une usine. Pourtant, peu de gens encore reconnaissent les avantages économiques d’un choix à long terme, notamment lorsqu’il est question de boulons.

« Le concept de CCV n’est pas adopté par beaucoup d’entreprises car elles ont une vision étroite des choses et mettent l’accent sur une réduction des coûts à court terme au lieu d’axer leurs efforts sur ce qui fait augmenter les coûts, explique Christer Idhammar, fondateur et PDG d’Idcon Inc, un cabinet conseil en gestion de la maintenance situé à Raleigh, en Caroline du Nord. Le bon équipement coûte peut-être plus cher mais le coût de propriété est inférieur. À long terme, les coûts seront beaucoup plus faibles et le matériel sera plus facile à entretenir et donc plus fiable. »

Les statistiques montrent que plus de 50 % des accidents et des pannes dans l’industrie sont liés à une défaillance des assemblages vissés et M. Idhammar a eu affaire à de nombreux cas de ce type en tant que conseiller d’entreprises partout dans le monde. Dans le cas extrême d’une papeterie, un boulon s’est desserré et est tombé dans une machine. Un rouleau de granit valant plus d’un million de dollars a été détruit et l’usine a été temporairement fermée. Un investissement dans une meilleure solution de sécurisation des assemblages vissés en amont aurait permis d’éviter une telle dépense des années plus tard.

Siemens Industrial Turbomachinery, à Finspång, en Suède, utilise l’approche du CCV pour la fabrication de turbines à gaz destinées à la production de courant. Il y a plusieurs années, l’entreprise a mené une étude sur son process d’assemblage qui a conclu que la sécurisation des quelque 2 000 boulons de chaque turbine à plusieurs millions d’euros prenait trop de temps et causait de trop nombreuses blessures à son personnel. Pour sécuriser les boulons, on utilisait une rondelle déformée manuellement à l’aide d’un marteau et de pinces, un « frein d’écrou ».

En adoptant une approche de la sécurisation des assemblages prenant en compte l’ensemble du cycle de vie, Siemens a réduit le coût total de ses turbines tout en diminuant le nombre d’accidents de travail et les coûts qui y sont associés. « Le passage de l’ancienne méthode aux rondelles Nord-Lock a engendré des économies considérables en termes de temps, de blessures et d’argent, raconte Martin Lindbäck, directeur du bureau des projets au service Recherche et Développement de Siemens. Nous avons économisé de 50 000 à 100 000 couronnes suédoises (5 500 à 11 000 €) par turbine à gaz au cours de l’assemblage. Puisque nous devons démonter la turbine pour l’entretien quatre à cinq fois au cours de sa vie et desserrer beaucoup de boulons et de rondelles, nous faisons des économies importantes sur l’entretien tout au long du cycle de vie. Les temps d’arrêt sont un élément essentiel pour nos clients, c’est pourquoi chaque heure d’arrêt en moins a son importance. »

La décision d’investir dans l’équipement adéquat dès le départ peut se révéler des milliers de fois plus économique sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit mais ce choix est souvent gouverné par des politiques internes et des pratiques comptables. M. Idhammar explique qu’en règle générale, lorsque l’on arrive à la moitié d’un projet, seuls 5 à 8 % des coûts totaux ont été dépensés. « Toutefois, à ce stade, vous avez pris des décisions qui déterminent environ 85 % du futur coût du cycle de vie, explique-t-il. À ce moment-là, vous avez décidé de ne pas avoir de pompe de secours, d’installer des tuyaux en acier inoxydable plutôt qu’en acier galvanisé, d’adopter une solution de sécurisation des assemblages vissés qui ne garantit pas que les boulons resteront en place. Ce sont des décisions cruciales. »

Si, à ce stade, vous voulez faire des modifications, cela vous coûtera 100 fois plus cher que si vous y aviez pensé dès le début. « Et si vous commencez à utiliser le matériel et que vous vous rendez compte cinq ans plus tard que vous avez un problème, cela vous coûte généralement 1000 fois plus cher », conclut M. Idhammar

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